Les cordes virtuoses – vendredi 23 mai 2014

Félix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto pour violon en mi mineur op.64
Création en 1845 à Leipzig par Ferdinand David
Allegro molto appassionato/ Andante! Allegro non troppo — Allegro molto vivace

 

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Diégo TOSI, violon, soliste

Orchestre instrumental de Corse

C’est à l’âge de treize ans que Mendelssohn écrit son premier concerto pour violon en ré mineur.Quelque vingt ans plus tard, il renoue avec cette formation pour produire l’une de ses plus belles œuvres, le concerto pour violon en mi mineur op.64. Il l’écrit à l’intention de son ami Ferdinand David, premier violon du Gewandhaus de Leipzig.

La gestation de l’œuvre fut assez longue, de 1838 à 1845. A la demande de Ferdinand David, il allongea la célèbre cadence du premier mouvement qui, contrairement à la tradition, n’apparaît pas vers la fin de la réexposition mais au terme du développement.

Autre innovation, c’est le soliste qui expose d’emblée l’élégiaque thème d’ouverture. Librement chantée par le violon, la seconde idée mélodique est d’une grande sensibilité expressive. Le mouvement lent est conduit par le violon toujours très en dehors.

Le Rondo final, virevoltant et léger, est d’une extrême virtuosité sans jamais renoncer à l’élégance et à la légèreté elfique du discours.

 


 

Pyotr llych Tchaïkovski (1840-1893)
Souvenir d’un lieu cher pour violon et orchestre
Scherzo et Mélodie

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Orchestre instrumental de Corse

Ce lieu cher qu’évoque Tchaïkovski est peut-être la ville de CIarence en Suisse où il écrit le premier mouvement Méditation, qui sera finalement édité à part. Les deux pièces suivantes, Scherzo et Mélodie, conçues à l’origine pour violon et piano sont terminées en 1 878 ; Alexandre Glazounov en fait un arrangement pour violon et orchestre et Alexcindre Lciscae en donne une version pour violon et cordes.
Le Scherzo, tripartite, débute de manière très vive, dans un eu spiccato presque rageur. Le Trio central, qui laisse davantage chanter le violon, laisse cependant affleurer le même sentiment d’urgence.
Mélodie, la seconde pièce de ce diptyque, exalte l’art de la ligne et du beau chant. Elle met en valeur tout à la fois la brillance du violon et les nuances expressives de son jeu.


Pyotr llyich Tchaikovsky (1840-1 893)
Souvenir de Florence pour sextuor à cordes
Créé en 1890, révisé en 1892
Allegro con spirito/Adagio cantabile/Allegretto moderato/Allegro vivace

Orchestre instrumental de Corse

Tchaïkovski aimait résider à Florence dont il évoque ici certains souvenirs. L’œuvre écrite dans les dernières années de sa vie est particulièrement lumineuse, presque jubilatoire, de Ici part d’un compositeur bien souvent mélancolique.
Le premier mouvement est traversé d’un souffle puissant et d’une énergie toujours réamorcée à la faveur d’un premier thème très conquérant. L’Adagio énonce une mélodie aérienne sur un accompagnement des basses en pizzicati; elle est enrichie de contrechants très expressifs. De forme ternaire, le mouvement accueille une partie centrale contrastée. C’est l’alto qui présente le thème dans l’Allegretto moderato très pulsé et aux accents populaires. Tchaïkovski ménage un trio central dans le tonalité homonyme majeure. Le premier thème du dernier mouvement arbore des couleurs russes tandis que le second est dans une veine lyrique toute romantique. L’écriture fuguée qui jaillit dans les dernières pages de la partition est du plus bel