Grand hommage à Rossini – Dimanche 25 mai 2014

Gioachino Rossini (1792-1 868)
Sonate à quattro l,IIl,IV,Vl
Date de composition 1804
Sonata I en sol majeur: Modéré/Andantino/Allegro
Sonata III en do majeur: Allegro/Andante/ Modéré
Sonata IV en si bémol majeur: Allegro vivace/Andantino/Allegro
Soncita VI in ré majeur: Allegro spiritoso/Andantino/Tempête
(Allegro)

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Quatuor Spiritosi : Diego Tosi, Jeanne Marie Conquer, Timothé Tosi, Jean Ané

Les six Sonates o quah’ro ont été composées durant l’été 1 804, alors que le tout jeune Rossini, âgé de 1 2 ans, passait ses vacances dans la riche demeure des Triossi au Conventello de Ravenne.

Sollicité par Augustin Triossi, contrebassiste autodidacte et ses deux cousins Giovarini et Luigi Morini, respectivement violoniste et violoncelliste, Gioachino Rossini opte pour la formation atypique de deux violons, un violoncelle et une contrebasse.

Les six Sonates respectent toutes le même modèle en trois mouvements, vif, lent, vif. La ((tempête » qui clôt la Sonate n°6 fait référence à certaines pages de l’opéra baroque décrivant le déchaînement des éléments.

Le jeune prodige fait déjà valoir ses talents de mélodiste au sein d’une écriture toujours inspirée et l’on est charmé par la fraîcheur de l’invention et l’originalité d’un discours que se partagent les quatre instrumentistes.


Gioachino Rossini (1792-1868)
Petite Messe solennelle
Date de composition 1863

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Emilie Bentarfa, piano
Sabine Riva, soprano
Lucile Verbizier, mezzo-soprano
Zhang Jiaming, ténor
chœurs du conservatoire sous la direction de Daniel Tosi

“Le dernier péché mortel de ma vieillesse”: c’est ainsi que Rossini parle de sa Petite Messe solennelle en référence à ses nombreuses miniatures (quelques 1 50) pour musique de chambre qu’il nomme “ses péchés de vieillesse”.

Petite, cette messe, terminée en 1 863, l’est par la modestie de ses moyens : quatre solistes, un chœur et un accompagnement de piano et harmonium ; elle est écrite pour Ici consécration de Ici chapelle privée du comte Michel-Frédéric Pillet-Will et fut créée à Paris le 1 4 mars 1 864 par des solistes du Théâtre Italien et un petit ensemble vocal composé d’élèves du conservatoire. On exhorta Rossini de donner à cette Messe une version orchestrale, ce qu’il fit, sans réel entrain, en 1867.

Aux cinq parties de la Messe, Rossini ajoute deux morceaux d’inspiration plus ancienne qui encadrent le Sanctus : le Prélude religieux pour piano se qui sert à introduire le caractère plus calme et méditatif des pièces suivantes et le O salutaris hostia pour soprano solo.

La musique sacrée de Rossini divise les esprits depuis toujours : “Ma musique la plus sacrée n’est jamais que semi-serici” prévenait-il avec cet humour qui ne le quittait jamais. La postface dédié au Tout- Puissant qu’il écrit dans sa villa de Passy, une fois la partition achevée, exprime bien les ambivalences que le compositeur de la Cene-. rentola voyait dans sa musique d’église: “Bon Dieu — la voilà terminée cette pauvre petite messe — Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou bien de la sacrée musique ? J’étais né pour l’opéra buffa, tu le sais bien I Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde-moi le Paradis”.